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LA BEAUTE NATURELLE AFRICAINE

 

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STARMANIA

Publié par Salif Di Spirito

Ce qui s'est passé à Koumassi est grave : " Gendarmes de Koumassi, vos ennemis sont les microbes , pas les civils ordinaires ... "

Pour venger la mort de leur frère d’armes, le MDL Thomas Soro tué le dimanche 2 septembre 2018, par les microbes, les gendarmes ont fait une descente musclée dans la nuit du lundi 3 septembre 2018, une réaction des gendarmes du grand carrefour de Koumassi jusqu’à la Sicogi et au-delà en bastonnant des populations.


Un sauve qui peut à Koumassi. Un gendarme a été mortellement poignardé, dans la nuit du dimanche 2 septembre 2018, au feu du camp commando de la commune de Koumassi (Abidjan). Avant de prendre la fuite après leur forfait. Le temps qu’une ambulance le transporte à l’Hôpital militaire d’Abidjan (HMA), vu la gravité de ses blessures; Thomas Soro avait perdu beaucoup de sang succombe à ses blessures.

Mais la furia de ses collègues du camp commando de Koumassi ne s’est pas fait attendre. Les badauds, les couche-tard et les motards continuent de payer le prix de cet acte ignoble, alors que les agresseurs eux, ont pris la poudre d’escampette. « Je compatis sincèrement à la douleur des gendarmes. Que l’âme du gendarme tué par les microbes repose en paix.

Mais, est-ce que la solution réside dans la bastonnade des populations lorsqu’un corps habillé est tué par les microbes? Tous ceux qui sont rentrés du boulot hier (NDLR le lundi 3 septembre 2018), sans même savoir ce qui se passait, ont subi la colère noire des gendarmes hier au grand carrefour de Koumassi et au-delà.

    « Chers gendarmes, soyez nos protecteurs et non nos bourreaux.». »

Bastonnade et débandade étaient dans tous les sens » dit un habitant de Koumassi apeuré. Koné nous souffle qu’il est impossible de sortir ces temps-ci de la maison à partir de 18 heures, « hier lundi 3 septembre 2018, les gendarmes étaient au niveau de la pharmacie Saint François de Koumassi où ils ont passé plus de deux heures de temps en train de rafler et frapper les passants à coups de matraques et de gourdins.

    « Quand un microbe tue un civil, un honnête citoyen, ou quand les microbes sèment terreur et désolation dans nos familles, qui nous venge? »

Même ceux qui étaient en train de manger n’étaient pas épargnés. Ils connaissent bien les auteurs ; ils ont les moyens de mettre la main sur eux » « pourquoi s’en prendre à nous ? » s’interroge-t-il tout remonté. Et d’ajouter, « lorsqu’un ‘’microbe’’ tue un policier ou un gendarme, leurs frères d’armes le vengent en passant la population à tabac. Mais, quand un microbe tue un civil, un honnête citoyen, ou quand les microbes sèment terreur et désolation dans nos familles, qui nous venge? Chers gendarmes, soyez nos protecteurs et non nos bourreaux.».

A en croire Martin Kouassi la quarantaine révolue, Koumassi ressemble à un ‘’far West’’ ces jours-ci, « par exemple, des parents sont allés acheter des médicaments pour leurs malades ou pour des femmes enceintes n’ont pas pu regagner l’hôpital avec les médicaments parce que les gendarmes ont bouclé la zone». « Mais la réponse non disproportionnée et injuste que font les gendarmes envers la population civile innocente est inacceptable. Passer à tabac des individus qu’ils croisent sur leur chemin pour soi-disant venger la mort d’un collègue est une violation grave du serment fait et un déshonneur pour la tenue », confie Djouldé Diallo le sac de pain en main.

« Nous sommes sortis de la maison ce matin (NDLR le mardi 4 septembre 2018) chercher notre pain quotidien la peur au ventre parce que nous ne savons pas ce que nous réserve ce soir aux environs de 18h, 19h, 20h.vengez votre collègue en neutralisant les microbes », précise-t-il.

source: rumeurs d'Abidjan 

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